mardi 4 août 2015

Jeûne-Action International  6 ‐ 9 août 2015  à DIJON‐Valduc pour  un Traité d'Interdiction des ARMES NUCLÉAIRES


Manifestation festive à Valduc le 8 août 2015


vendredi 31 juillet 2015

Jeûne-Action International 6 - 9 août 2015 à DIJON-Valduc


Jeûne-Action

International

6 - 9 août 2015


à DIJON-Valduc

pour un 

Traité d'Interdiction des ARMES NUCLÉAIRES


4 jours de jeûnes-actions en FRANCE, en EUROPE et aux USA !
70 ans de bombes atomiques : stop ou BOUM ?

À PARIS (80 jeûneurs), DIJON-Valduc (30 jeûneurs) et BORDEAUX-Mégajoule, dans le cadre d'une campagne internationale, et sur les sites nucléaires militaires :
- BÜCHEL devant la Base des bombes nucléaires de l'OTAN en ALLEMAGNE.
- LONDRES au ROYAUME-UNI et 3 sites aux USA :
- LIVERMORE LAV en Californie, LOS ALAMOS au New Mexico, KANSAS CITY au Missouri

Tous acteurs !
La FRANCE a signé le Traité de Non Prolifération (TNP), qui stipule l'objectif de
l'élimination des armes nucléaires... mais la FRANCE modernise son arsenal !
Comment agir ? Le jeûne est une action non-violente, simple, efficace, qui permet à chacun d'agir très facilement, à son niveau. (Et en plus, c'est très bon pour la santé !)
Jeûneur d'un repas, d'un, deux ou trois jours, ou simplement venir avec nous pour soutenir cette action vitale, même si vous vous alimentez !


Tous concernés !
16.300 bombes nucléaires sont en service en 2015 dans le monde dont 2.000 en état d'alerte.
En état d'alerte signifie qu'elles peuvent être lancées en une quinzaine de minutes. Une frappe nucléaire peut ainsi être déclenchée, y compris par accident ou par erreur comme cela a failli se produire déjà de trop nombreuses fois !
Dénoncer, et arrêter cette insécurité nucléaire mondiale est une urgence.

Exigeons enfin un Traité d'Interdiction des armes nucléaires.
Avec Stéphane Hessel et Albert Jacquard qui le revendiquent dans leur livre récent « Exigez ! ». Pour que la France élimine ses armes nucléaires. Pour que la communauté internationale décide, sur les modèles des interdictions des armes chimiques et des bombes à fragmentation (sous-munitions), d'un Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires, comme le demandent les 3/4 des États lors des conférences internationales (Mexique et Autriche en 2014).
L'Europe ne compte que deux pays marginaux équipés de la bombe : la France et la Grande-Bretagne.

DIJON-Valduc, saison 2 !
En 2014, 38 jeûneurs, soutenus par des non-jeûneurs ont animés Dijon et Valduc !


Jeûne-Action International

DIJON-Valduc

Rejoignez-nous !

Le programme


6 et 7 août de 10h à 17 h:
- Stand d'information des Jeûneurs, place de la République à DIJON.
- Concours de DESSINS pour les enfants « Dessine-moi la bombe, dessine-moi la guerre, dessine-moi la paix ! »
- ORIGAMIS : Pliage de grues, symbole japonais de la lutte contre la bombe, avec Taki et l'association "D'un pli à l'Autre" (l'après-midi). http://dunplialautre.org

6 août à 20 h: Film débat «& A FADE TO GREY» de Lydie Jean-dit-Pannel, jeûneuse
Film août 2014, 28 mn. RDV à Urbanalis 4 rue du Pont des Tanneries DIJON (place du 1 Mai).
Production : 92 Kissbankers, Le Panlogon et le soutien de la DRAC BOURGOGNE.
Genre : Art vidéo, Documentaire de création. Lydie Jean-Dit-Pannel, hantée par un séjour dans la région de Fukushima, réalise une poésie vidéo engagée faisant face aux risques et aux désastres du nucléaire civil et militaire. Elle utilise comme vecteur le personnage qu'elle s'est fabriqué pendant 10 ans, la "dame papillon", qu'elle fait coïncider avec un personnage iconique, Psyché, qui lui sert de guide, de façon poétique et ironique. Un témoignage et une errance solitaire, absurde et consternée dans les paysages du nucléaire. (Région de Fukushima, Los Alamos, White Sands Missile Range, Nevada Test Site, Hiroshima, Tchernobyl, Pripiat, Bure, Valduc...)

7 août à 20 h: Liaisons vidéo-conférence avec les autres groupes de jeûneurs ! RDV à Urbanalis, 4 rue du Pont des Tanneries DIJON (place du 1 Mai).



8 août :
Venez faire la Fête à la Bombe !
Valduc, c'est trop de la Bombe !

Grande manifestation festive, le samedi 8 août à l'occasion des commémorations des 70 ans des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki,
devant le CEA de VALDUC !
- Concours de dessins pour les enfants « Dessine-moi la bombe, dessine-moi la guerre, dessine-moi la paix ! ».
- ORIGAMIS : Pliage de grues, symbole japonais de la lutte contre la bombe, avec
Taki et l'association "D'un pli à l'Autre".
- Présence anglaise avec un morceau des 11 km d'écharpe rose, tricotée par les anglaises pour symboliquement tricoter la paix au quotidien, au lieu de construire la mort. Écharpe rapportée de la base anglaise de
Burgfield par les 6 Côte-d'Oriens qui ont participé au blocage de mars.
- Lecture de textes.
-  Minute de silence, en hommage aux victimes des bombardements et des 2 000 essais atomiques.
- Apér'Eau : Apéritif à l'eau non-tritiée !
- Conférence de presse.
Concert des Bure-Haleurs ! https://burehaleurs.wordpress.com/

Cette année, soyons 200 devant le CEA, pour dire non à la bombe et demander un Traité d'Interdiction des armes atomiques ! Invitons un à un nos amis ce jour là !
Par notre présence devant le centre CEA de VALDUC nous dénoncerons l'accord récent conclu avec la Grande-Bretagne (signé par M. Sarkozy en 2010 et complété par M. Hollande en 2014) sur la mise au point de nouvelles armes nucléaires : 1 milliard € de travaux engagés à VALDUC.
- 10 h départ en covoiturage de Dijon. RDV devant la caserne Vaillant (avenue Garibaldi, près du char)
- 20 h DIJON (salle des Chantalistes, 26 avenue Eiffel) Conférence débat
"Conséquences humanitaire de la menace nucléaire"
avec Abraham BEHAR, président de l'Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN) et membre de la même association Internationale (IPPNW, prix Nobel de la Paix 1985).



9 août :
- 10 h à 12 h: Présence des Jeûneurs, information et discussion avec le public place de la Libération à DIJON.
Concours de dessins pour les enfants « Dessine-moi la bombe, dessine-moi la guerre, dessine-moi la paix ! »
ORIGAMIS : Pliage de grues, symbole japonais de la lutte contre la bombe, avec Taki et l'association "D'un pli à l'Autre"
- 10 h 45: lectures
- 11 h 02: commémoration du bombardement de Nagasaki avec une minute de silence.
- 12 heures, accueil en Mairie de Dijon pour la rupture du jeûne avec collation légère, salle d'attente des mariages.

Un programme de vacances, inhabituel
mais ô combien passionnant et utile !

Organisation locale :
Jeûne-Action co-organisé par le Collectif Sortir du Nucléaire Côte-d'Or, le MAN 21, les Amis de la Terre Côte-d’Or, avec le soutien du Mouvement de la Paix 21.


Contact DIJON-Valduc : amisdelaterre21@gmail.com 06 14 24 86 96 ou 07 81 78 12 46


vendredi 19 septembre 2014

Pour recharger la voiture électrique, il faut du 100 % renouvelables

Communiqué de presse : Pour recharger la voiture électrique, il faut du 100 % renouvelables, sinon c’est 100 % polluant ! Et la voiture électrique est-elle sans impact écologique ?


A l’occasion du Tour de Bourgogne organisé par Bourgogne Mobilité Electrique, les Amis de la Terre Côte-d’Or pointent un intrus dans la fête : la voiture électrique et son mythe de véhicule écologique.
Si la voiture électrique est rechargée sur le réseau par un opérateur « traditionnel », on roule donc à 73 % d’énergie nucléaire et 8 % de carburants fossiles (fioul lourd, charbon, gaz). Contrairement à d’autres pays qui ouvrent la voie, en France la part des renouvelables reste trop faible, à moins de 19 % : 14 % hydraulique et 5 % éolien et photovoltaïque.

Constructeurs condamnés pour publicité mensongère !

En 2014, suite à la plainte déposée par l’Observatoire du nucléaire le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a condamné les publicités de Citroën, Renault, Bolloré, Opel ... En effet le véhicule électrique n’est ni « vert », ni « écolo », ni « propre » ! Grâce à cette jurisprudence, BME ose seulement écrire « Zéro émission locale », ce qui valide bien le fait que la pollution est émise ailleurs, dans les centrales nucléaires et les centrales fioul lourd, charbon et gaz. Et la fabrication de la voiture électrique nécessite aussi énormément de métaux lourds et terres rares.

L’association Bourgogne Mobilité Electrique (BME) fait elle la promotion des énergies renouvelables ? Non !

Pourtant l’Agence Internationale des énergies renouvelables (IRENA) annonce que le photovoltaïque et l’éolien sont désormais compétitifs dans de nombreux pays, y compris en Europe. : depuis 2013, la parité réseau est atteinte en Espagne, Italie et Allemagne... et bientôt en France ! Pourquoi vouloir s’entêter à polluer avec des énergies atomiques et fossiles plus chères ?

La bonne solution pour tous les citoyens souhaitant réellement faire évoluer cette situation est de se tourner vers le seul opérateur fournissant de l’électricité 100% renouvelable : la coopérative ENERCOOP (www.enercoop.fr), qui fournit près de 20.000 familles abonnées !

Soyons réaliste, d’où vient l’électricité ? Majoritairement d’énergies polluantes. Et BME indique dans ses communiqués « zéro émission locale de CO2 »...

L’énergie nucléaire est faussement qualifiée par EDF, AREVA, certains éluscomme étant « décarbonée ». Comme si le nucléaire ne consommait pas d’énergie d’origine carbonée pour l’extraction des minerais, la gestion des déchets dont les plus dangereux sur 100.000 ans..., la construction ou déconstruction des centrales, les transports démultipliés de produits radioactifs, etc.

Une dépendance énergétique et des pics de consommation non résolus.

Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) souligne que la recharge des voitures électriques augmente les pointes de consommation électrique. Ces pointes sont déjà énormes en regard de celles de bien des pays européens du fait de notre dépendance en France à l’énergie électrique pour le chauffage individuel. Certaines voitures électriques semblent une aberration totale : la Bluecar, utilisée en auto-partage par plusieurs villes est une voiture qui consomme à l’arrêt ! Sa batterie doit être chauffée à 80 degrés ! C’est comme si vous laissiez votre moteur tourner toute la nuit pour être prêt à partir le lendemain !

Une dérive qui interpelle !!!

A l’heure ou la région Bourgogne et ses partenaires organisent la quatrième édition du challenge « Au travail sans ma voiture » avec pour objectif de lutter contre l’usage de la voiture « en solo », est t’il logique de promouvoir en même temps « l’atomobile individuelle » ? www.cr-bourgogne.fr/Au-trava... Si en 2014 on met en avant la voiture comme mode de déplacement pendant la Semaine de la Mobilité, alors il ne faut pas s’étonner que notre quotidien soit toujours l’Immobilité, phénomène apparu dans la deuxième moitié du 20ième siècle avec le développement anarchique de véhicules individuels, faisant tomber la moyenne des déplacements urbains à 15 km/h !!

La solution ne se résume pas à véhicule électrique contre véhicule thermique mais bien dans la remise en cause du tout voiture.

La réflexion sur l’énergie de propulsion doit s’accompagner d’une réflexion globale sur la mobilité : pourquoi la voiture et pour quels usages ? Véhicule moins rapide, plus petit, plus léger, en auto-partage, rechargée 100% renouvelable, bilan du berceau à la tombe (impacts d’extraction des matériaux, recyclage) ou mieux économie circulaire…

* * * * * * * * *
Les Amis de la Terre, comme de nombreuses ONG, soutiennent le développement des transports en commun : ils permettent, sans innovation technologique majeure, sans prise de risque sur l’environnement et la santé, de réduire à court terme les impacts de nos déplacements d’un facteur 4. L’usage des véhicules électriques doit se limiter principalement aux hyper-centres. Pour engager réellement la transition énergétique et remplacer les énergies non renouvelables polluantes (essence, fioul, nucléaire, charbon, gaz), il importe d’optimiser nos consommations (Sobriété énergétique), utiliser les appareils les plus performants (Efficacité énergétique) et enfin consommer uniquement desénergies renouvelables (hydraulique, éolien, photovoltaïque, cogénération à partir du biogaz et de la biomasse).

Compléments d’information :
RTE, la CRE, les syndicats d’énergie, un rapporteur de la loi Transition Energétique sont contre !
- Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) souligne que la recharge des voitures électriques augmente les pointes de consommation électrique. Pointes déjà énormes à cause du chauffage électrique, la France représente à elle seule la moitié de la pointe euopéenne.

- Comission de Régulation de l’Electricité (CRE) : www.smartgrids-cre.fr/index.... www.smartgrids-cre.fr/index.... :

« Sans mesures particulières, l’impact peut être significatif : un million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables en recharge lente simultanée soutirent entre 3 000 et 6 000 MW, soit la puissance de 2 à 4 réacteurs EPR. (NDRL : le réacteur nucléaire dont l’électricité coûte plus cher que les renouvelables, et dont aucun exemplaire n’est en fonctionnement. !) Or, si ce cas de figure apparaît au moment des pointes de la consommation, il pourrait nécessiter l’adjonction de moyens de production de pointe. Ces infrastructures de recharge coûteraient 10 milliards d’euros, dont 1,5 milliards de renforcement des réseaux électriques à la charge des gestionnaires de réseaux. »

- Ce sont les raisons qui font que les Syndicats d’Energie de Bourgogne ne sont pas partenaires. Le Siceco (Côte-d’Or) est même critique  : www.siceco.fr/activites/mobi... Notamment avec la courbe de charge http://portail2.reseau-concept.net/... qui fait "exploser" le réseau électrique (même problème que le chauffage électrique, voir sur www.négawatt.org)

- Philippe Plisson, député rapporteur de la loi de Transition Energétique pour la croissance verte espère pouvoir faire évoluer largement le projet de loi, qu’il juge « insuffisant ». « J’ai dit à Ségolène Royal que je souhaitais l’enrichir. Le chapitre transports est très axé sur les voitures électriques. Alors qu’il est évident que les transports durables ce ne sont pas que la voiture électrique. Il y a beaucoup d’autres choses, en particulier les transports en commun, le chemin de fer, le covoiturage, le vélo, les transports fluviaux, .... Je vais proposer des amendements. »

(télécharger le communiqué de presse)

vendredi 14 mars 2014

Interpellation des candidats aux municipales concernant les trains de déchets nucléaires

A l’attention des candidat(e)s aux élections municipales
à Beaune, Dijon et à Montbard,

Mesdames et Messieurs les candidat(e)s,


      Le 23 décembre dernier, le déraillement en gare de Drancy (Seine-Saint-Denis) d’un wagon contenant 6 tonnes de combustible radioactif (dépêche AFP), soulève de nombreuses questions sanitaires et environnementales. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Areva ont par ailleurs annoncé le 9 janvier 2014 qu’une trace de contamination radioactive avait été trouvée sur le wagon accidenté. Cette révélation soulève une nouvelle fois la question de la responsabilité des autorités préfectorales mais aussi de la responsabilité politique des élus locaux et nationaux sur une problématique fondamentale.

      Ce wagon de 115 tonnes, contenant 6 tonnes de combustible radioactif, était en provenance de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) et à destination de l’usine de « traitement » des déchets de La Hague (Manche). Il est la partie émergée de l’iceberg : chaque année, plusieurs milliers de tonnes de déchets radioactifs transitent sur le réseau ferré français, transportant du combustible issu des centrales nucléaires françaises et européennes, principalement vers le département de la Manche. Le terminal de Valognes (Manche) est le nœud ferroviaire nucléaire le plus important au monde, porte d’entrée de l’usine de « traitement » de La Hague. L’opacité liée au transport de ces matières dangereuses ne permet pas de chiffrer exactement le tonnage et le nombre de convois qui transitent chaque année en France et en Bourgogne.

      La Côte d’Or n’est évidemment pas épargnée par ces déplacements de matières dangereuses. Régulièrement, des Organisations Non Gouvernementales préviennent du passage de ces convois, qui transitent en Côte-d’Or essentiellement via Beaune, Dijon et Montbard. Le dernier convoi « connu » a transité en Côte d’Or en février 2013. En provenance d’une centrale nucléaire italienne, les wagons rejoignaient le département de la Manche. Certes l’on peut arguer, face à l’opacité de cette filière d’acheminement, qu’il existe des risques d’atteinte volontaire à ces convois de matières dangereuses… mais cela peut-il, doit-il, se faire au détriment d’une information minimale des citoyens ? Pour rappel, le contribuable français et bourguignon consacre une part importante de ses impôts au fonctionnement du système nucléaire national : nucléaire civil et nucléaire militaire recèlent de nombreux coûts avérés et cachés (recherche, investissements colossaux, sécurisation des sites de production de combustible et d’électricité, interventions militaires en Afrique afin de protéger les filières d’approvisionnement en uranium, traitement et stockage des déchets sur plusieurs centaines, voire milliers d’années). En plus du poids financier que représente cette filière, de plus en plus de citoyens la considèrent comme une énergie du passé, non durable et dangereuse pour la santé et l’environnement ; les gestionnaires de la filière et l’Etat s’évertuent pourtant à la pérenniser et à agir dans l’opacité la plus totale. Et que dire de Valduc, le plus grand centre d’assemblage, de fabrication et de démantèlement des armes atomiques françaises, situé à 35 Kilomètre au Nord de Dijon : le déplacement de ces matières dangereuses s’effectue par la route ; là encore sans aucune information préalable, sous couvert du secret défense. 

      Le 17 novembre 2011, le Conseil Municipal de Dijon émettait le vœu auprès de la Préfecture de Côte d’Or, « qu’une information transparente soit donnée aux élus du conseil municipal de Dijon et aux dijonnais » concernant le déplacement de ces matières dangereuses. La nature de ce vœu est évidemment à saluer, et les citoyens en quête de transparence ne peuvent que s’en féliciter. Mais force est de constater qu’il est resté lettre morte, et que les trains de déchets radioactifs continuent de circuler sans que la population n’en sache rien. Qui sait aujourd’hui à Dijon, à Beaune, à Montbard que des déchets radioactifs transitent sous ses fenêtres ? Bien peu de monde… pour ainsi dire personne ! Faut-il attendre le déraillement d’un train de déchets nucléaires en plein cœur de Dijon pour en informer les citoyens ? Faut-il attendre le pire pour que les autorités préfectorales, pourtant sollicitées par le Conseil Municipal de Dijon réagissent ? Faut-il attendre l’accident irréparable pour que nos élus, conscients des dangers encourus par les populations, prennent le problème à bras-le-corps ?

      Face à ces secrets industriels et à ces secrets d’Etat, le fatalisme et le découragement sont des réactions fréquentes, souhaitées par ceux qui gèrent la filière en toute opacité. Que pouvons-nous alors ? Les élus locaux ont un rôle important à jouer, quel que soit leur bord politique. Pour preuve les réactions récentes du maire de Drancy, lieu du déraillement du wagon du 23 décembre, qui va porter plainte contre l’Etat dans cette affaire. Les maires de toutes les communes peuvent prendre, au-delà de ce dommageable incident, des arrêtés interdisant le transport de matières dangereuses sur leur territoire. Le transport de matières dangereuses relevant de la compétence du Préfet, l’Etat prendra en conscience ses responsabilités.

      Mesdames et Messieurs les candidat(e)s aux élections municipales, de tous bords, la sortie du Nucléaire est inéluctable à moyen terme. L’enclencher dès aujourd’hui représentera une économie importante, plutôt que de la réaliser dans l’urgence dans 30 à 40 ans. Vous avez peur pour l’emploi, problématique qui dépasse aujourd’hui toute considération sanitaire et environnementale ? Investissez dans la filière de démantèlement et devenez le fleuron mondial de ces techniques ! Et regardez le futur en face : économies d’énergie, énergies renouvelables, relocalisation des productions dans de plus petites unités, sont les moyens de rendre notre pays à la fois plus sûr d’un point de vue industriel et plus riche en emploi.

      A quand la fronde des élus locaux contre l’opacité et le coût des filières nucléaires, qui, de Valduc aux centrales nucléaires dont les déchets dangereux traversent notre région, mettent en danger la santé des citoyens ?

      En cette période pré-électorale, Mesdames et Messieurs les candidat(e)s, n’éludez plus cette problématique et prenez position, au-delà des clivages et des lignes partisanes. C’est peut-être cela le courage politique.